SVT monde

Comment les animaux s’accommodent des conditions extrêmes du désert ?

Les animaux déserticoles

vendredi 12 décembre 2008 par Erwan Le Fol

On définit les déserts comme étant les plus secs des biomes terrestres (précipitations faibles et imprévisibles), avec une densité de végétation exceptionnellement basse et une faune remarquablement adaptée.

Le renouvellement des stocks d’eau.

> Les mécanismes responsables des pertes en eau.

- L’évaporation transtégumentaire : elle dépend de la surface à travers laquelle elle s’effectue, de la température, du degré d’hydratation et des mouvements d’air du milieu extérieur.

- Les échanges respiratoires : la surface d’échanges est grande et de faible épaisseur, les échanges gazeux nécessitent en outre qu’elles aient un état d’hydratation élevé.

- L’excrétion : les animaux favorisent l’uréotélie voir l’uricotélie (voir plus loin).

> Approvisionnement en eau.

Les deux seules sources d’eau sont l’eau alimentaire et l’eau métabolique.

- L’eau alimentaire : Les animaux qui nécessitent un apport régulier et important d’eau sont obligés de venir régulièrement s’abreuver à un point d’eau.

Ex : la gazelle

- Certains animaux ont la possibilité de prolonger un jeûne hydrique qui peut aboutir à une déshydratation de près de 30%.

Ex : le dromadaire.

- D’autres espèces déserticoles sont capables de ne pas boire, elles utilisent l’eau contenue dans les aliments qui varie de 60-70% (chez les carnivores) à 80-90% (chez les herbivores).

  • Chez les carnivores, la source ne manque quasiment pas.

Ex : Fennec, Squamates et arthropodes prédateurs (scorpions)

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  • Pour les herbivores, il n’est pas rare de ne trouver que des végétaux relativement secs, les antilopes évitent le problème en ne se nourrissant que la nuit pendant laquelle les plantes déshydratées s’imbibent de l’humidité atmosphérique qui a augmenté de près de 40% par rapport au jour.

> L’utilisation de l’eau métabolique :

Elle est le sous produit de la respiration cellulaire, lors de la phosphorilation oxydative :

2NADH^{+} + 2e^{-} + \frac{1}{2}O_{2} \Rightarrow  2NAD + H_{2}O

La consommation aérobie d’1g de glucose produit environ 0,6 ml d’eau, l’eau métabolique peut représenter près de 90% de l’approvisionnement.

Ex : le Rat-kangourou (Dipodomys spectabilis)


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